Modélisation incendie d’entrepôt

La France compte plusieurs milliers d’entrepôts de plus de 5 000 m². La plupart du temps, la réglementation ICPE conduit à classer ces installations dans la rubrique 1510 et donc à élaborer une étude permettant de définir les effets en cas d’incendie d’entrepôt. La réglementation de ces dernières années a d’ailleurs renforcé cette exigence.

Deux types de risques de feu d’entrepôt sont recherchés. Ces risques dépendent de la taille et du classement des entrepôts :

  • les distances correspondant à des effets thermiques en cas d’incendie (seuils de 8, 5 ou 3 kW/m2);
  • les distances d’effets toxiques aiguës atteintes par les fumées.

Les spécialistes d’ODZ Consultants réalisent ce type de modélisations et élaborent les rapports techniques nécessaires à la prise en compte de ces risques.

Notre expertise se base sur plus de 15 ans d’expérience dans ce type de modélisations. Nous avons acquis cette expérience pour tous types de stockages, dans les domaines :

  • de la chimie ;
  • du phytosanitaire ;
  • de la pharmacie ;
  • de l’agroalimentaire ;
  • des manufacturiers (automobiles, pneus, matériaux composites, …). 

Feu d’entrepôt et calcul des effets thermiques : FLUMILOG et autres méthodologies

L’INERIS a réalisé un logiciel nommé FLUMILOG. Les dernières versions sont développées conformément au référentiel Ω 2 : « Feux industriels solides – Partie B Description de la méthode de calcul des effets thermiques produits par un feu d’entrepôt ».

Exemple de cartographie de flux obtenue avec l’outil FLUMILOG

En complément de cette méthodologie, que nous appliquons pour les cas où l’entrepôt entre dans le domaine de validité du logiciel, ODZ Consultants a développé des méthodologies complémentaires. Celles-ci permettent de prendre en compte toutes les spécificités du stockage :

  • dimensions du bâtiment ;
  • mur coupe-feu ;
  • caractéristiques spécifiques du produit stocké.

L’évaluation des effets thermiques tiennent compte, pour déterminer le flux émis les dimensions de la zone en feu :

  • de l’émissivité de la flamme ;
  • du débit de combustion ;
  • de la hauteur de la flamme ;
  • pour le flux reçu, de l’atténuation provoquée par la distance et du facteur de forme.

Les seuils d’effets recherchés pour les installations à autorisation (A) et enregistrement (E) servent à définir des règles d’implantation :

Effets Seuil du flux statique thermique Exemple d’enjeux ne devant pas être exposés au seuil donnée – vérification au cas par cas
Seuil des effets létaux significatifs

(SELS)

8 kW/m² Limite de site
Seuil des effets létaux

(SEL)

5 kW/m² Constructions à usage d’habitation
Seuil des effets irréversibles

(SEI)

3 kW/m² Immeubles de Grande Hauteur (IGH), Etablissements Recevant du Public (ERP) Voies routières à grande circulation

Dans certains cas, même pour des installations à déclaration contrôlée (DC), il est nécessaire de démontrer que les flux 5 kW/m² ne sortent pas du site.

Nous pouvons analyser de façon précise vos obligations réglementaires et donner un avis technique pour la conformité de vos entrepôts de stockage par rapport au risque de feu d’entrepôt.

La dispersion toxique : produits de décomposition susceptibles d’être émis dans les fumées d’un feu d’entrepôt

Pour les entrepôts soumis à autorisation au titre des ICPE, les évolutions réglementaires récentes suite à l’incendie de Lubrizol prévoient, en complément de l’Étude de Dangers, une analyse des produits de décomposition susceptibles d’être émis dans les fumées en cas d’incendie. Cette analyse complémentaire prend effet à partir du 1er janvier 2023. Par ailleurs, des guides professionnels reconnus par le Ministère de la Transition Écologique sont en cours d’élaboration.

Nos ingénieurs travaillent depuis longtemps sur la base de bibliographie technique ou en exploitant les résultats d’essais de combustion. Leur travail a pour but de définir les compositions de fumées à prendre en compte, en fonction des produits pris dans l’incendie d’entrepôt.

Ils sont à même, ensuite, au moyen de modèles de dispersion atmosphérique, d’établir des distances d’effets toxiques. Les codes de calcul utilisés sont de type intégral. En d’autres termes, ils résolvent les équations de la mécanique des fluides suffisamment simplifiée pour permettre une résolution rapide. Ils prennent en compte le terme source, la stabilité atmosphérique, la température ambiante et la vitesse du vent.

Ce savoir-faire en ingénierie de modélisation accidentelle est une spécialité historique de notre société. N’hésitez pas à nous contacter !